Quand
je te demande de m’écouter
Et que tu commences
à me donner des conseils,
Tu n’as pas
fait ce que je te demandais.
Quand
je te demande de m’écouter
Et que tu commences
à me dire pourquoi je ne devais pas ressentir cela,
Tu bafoues
mes sentiments.
Quand
je te demande de m’écouter
Et que tu sens
que tu dois faire quelque chose pour résoudre mon problème,
Tu m’as fait
défaut, aussi étrange que cela puisse paraître.
Écoute,
tout ce que je te demande, c’est que tu m’écoutes.
Non que tu
parles ou que tu fasses quelque chose ;
Je te demande
uniquement de m’écouter.
Les
conseils sont bon marché : pour six francs, j’aurai dans le même
journal
Le courrier
du cœur et l’horoscope.
Je peux agir
par moi-même ; je ne suis pas impuissant.
Peut-être
un peu découragé ou hésitant, mais pas impotent.
Quand
tu fais quelque chose pour moi, que je peux et ai besoin de faire moi-même,
Tu contribues
à ma peur, tu accentues mon inadéquation.
Mais quand
tu acceptes comme un simple fait que je ressens ce que je ressens (peu importe la rationalité),
Je peux arrêter
de te convaincre et je peux essayer de commencer
à comprendre ce qu’il y a derrière des sentiments irrationnels.
Lorsque
c’est clair, les réponses deviennent évidentes et je n’ai
pas besoin de conseils.
Les sentiments
irrationnels deviennent intelligibles quand nous comprenons ce qu’il y a
derrière.
Peut-être
est-ce pour cela que la prière marche parfois pour quelques personnes,
car Dieu est muet.
Il ou elle
ne donne pas de conseils.
Il ou elle
n’essaie pas d’arranger les choses.
Ils écoutent
simplement et te laissent résoudre le problème toi-même.
Alors,
s’il te plaît, écoute et entends-moi.
Et si tu veux
parler, attends juste un instant
Et je t’écouterais...
Publié avec l'aimable autorisation de Clothilde Véron